La règle des trois clics c’est quoi ?

Et bien c’est un principe d’ergonomie digitale selon lequel l’on ne devrait pas faire plus de trois clics sur un site pour y trouver ce que l’on cherche. Cette règle induirait un meilleur référencement par les moteurs de recherche externes en facilitant le travail des petits robots de google, ainsi que la création des sites mieux structurés.

 

Faut-il toujours suivre les règles ?

Mais voilà, il faut se remettre dans le contexte de l’époque où les connexions internet étaient loin des performances actuelles et dans l’univers naissant des sites internet ou les notions d’expériences utilisateurs n’existaient pas cette règle a pu s’épanouir sans réelle concurrence ! Depuis le digital a évolué et cette règle a été éprouvé. Depuis des études ont creusé le sujet et ont mis à mal cette règle qui se révèle cacher les vrais problèmes tel l’arbre qui cache la forêt : ce n’est pas le nombre de clics qui importe mais si les utilisateurs trouvent ou non ce qu’ils sont venus chercher. La vraie question qu’il faut donc se poser est donc, comment aider l’utilisateur à trouver ce qu’il cherche. C’est lorsque l’on commence à se poser la question sous cet angle que l’UX commence, l’utilisateur a parfois une vague idée de ce dont il aura besoin et devra être guidé. Voici un exemple : je souhaite refaire la déco de ma maison ! Je me rends sur un célèbre site de déco, mais je ne sais pas ce je veux faire ainsi j’aimerais m’inspirer de tendance, et orienter mon choix en fonction de mon niveau de bricolage. Je devrais donc passer par un certain nombre d’étapes pour arrêter mon choix sur un ou plusieurs produits. Mais mon expérience n’en aura été que meilleure !

En fait pour garder certaines tâches simples il faut parfois que l’utilisateur ait à cliquer plus souvent. Et si un utilisateur quitte le site au-delà de trois clics ce n’est pas le nombre de clics qui doit être remis en compte mais l’expérience globale à laquelle il a été soumis ! Vouloir à tout prix réduire le nombre de clics peut entraîner une perdition de l’information assimilée si l’on ne s’assure pas grâce à des call to action que tout a bien été assimilé pour l’utilisateur ! Ce qui dans certains cas comme la souscription d’un devis auto par exemple pourrait se révéler extrêmement fâcheux… De plus l’arrivée du design d’interaction a permis de gommer de nombreuses frustrations dans la relation IHM. L’ajout de mouvement permet de donner un sens concret à l’action réalisée (ex : faire glisser un onglet comme si on tirait un tiroir dans la vie réelle) sur l’interface en tout gommant les césures qui pourraient exister en passant d’une page à une autre grâce à des transitions bien senties.

 

Ne pas compliquer les choses inutilement

Je ne vous recommande pas de rajouter des clics à tout va sur votre parcours ! Il ne faut pas faire compliqué quand on peut faire simple. Seulement il est nécessaire de penser un parcours en tant qu’expérience globale et de se poser les bonnes questions sur son utilisateur ses besoins et ses attentes car chaque cas est particulier.

 

Et puis après tout Jean Cocteaux l’a dit :
« Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles. »
Ps : sur ce sujet j’ai aimé lire « Testing the Three-Click Rule » de Joshua Porter

 
 

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